Dernière mise à jour: 22.11.19

 

L’accordéon est un instrument à vent un peu complexe. Depuis sa création au XIXe siècle, il ne cesse d’évoluer et de se décliner en différentes formes. En général, il existe deux grandes familles d’accordéons : la chromatique est uni-sonore tandis que la diatonique est bi-sonore. Bien évidemment, il y a des traits distinctifs entre ces deux familles d’instruments.

 

Le principe de cet instrument est très simple. Il comprend deux boîtes dont l’un se trouve à droite, et l’autre à gauche. Ces compartiments sont reliés par un soufflet. Ce dernier joue un rôle identique aux poumons. C’est grâce à lui que l’accordéon arrive à respirer. Pour ce qui est du clavier proprement dit, il suit la marque, le modèle, les envies du musicien et le luthier. Découvrez ci-dessous les différentes sortes de claviers qui caractérisent un accordéon.

 

L’accordéon diatonique avec une seule rangée

Au début de sa création, l’accordéon diatonique est pourvu d’une seule rangée de boutons. Cela permet de jouer une seule et unique gamme majeure. À ce stade, cet instrument sert juste à jouer la technique «poussé-tiré». Pour avoir un accord, il faut penser aux nombreuses dispositions des notes : note tirée et note poussée.

Pour un clavier en Sol, les deux accords de la gamme majeure sont :

  •         le Sol majeur (sol-si-ré) en poussé et Ré7 (ré-fa#— la-do) en tiré.
  •         les deux accords de la gamme mineure naturelle sont : La mineur (la-do-mi) en tiré et Sol Majeur (sol-si-ré) en poussé.

Pour un clavier en Do, vous avez aussi deux accords de la gamme majeure à savoir :

  •         Do majeur (do -mi-sol) en poussé et Sol7 (sol-si -ré-fa) en tiré
  •         Les deux accords de la gamme naturelle sont : Ré mineur (ré-fa-la) en tiré et Do Majeur (do -mi-sol) en poussé.

 

 

L’accordéon diatonique avec deux rangées

Contrairement à la tonalité de la gamme de la première rangée, celle qui se trouve sur la deuxième rangée de l’accordéon diatonique est à la quarte. Pour être plus explicite, si la première rangée est en Sol, la seconde devrait être en Do et si elle est en Do, l’autre devrait être en Fa.

La présence de la seconde rangée joue un rôle important dans le choix de votre instrument. Cette alternative permet en fait d’en avoir deux, c’est-à-dire un en «poussé-tiré» sur la première rangée et un autre qui assure la fonction «croisé». Pour jouer une mélodie harmonieuse, il faut que le jeu «croisé» soit plus adapté possible.

Vous avez donc :

  •         en tiré : «Do-Ré-Mi-Fa-Fa# La-La Si». Comme vous pouvez le voir il manque le Sol et le «La» est doublé.
  •         en poussé : «Do —Ré-Mi Sol-Sol-Si». Il manque «Fa, Fa# et La et le Sol est doublé.

Et pour le jeu croisé :

  • en tiré : “Do-Ré-Mi-Fa Fa# Sol La Si” c’est à dire toutes les notes en Sol et en Do Majeur.
  • en poussé : “Do-Ré-Mi-Sol-La-Si”. 

Si vous optez pour ce genre d’instrument à vent, privilégiez l’option avec deux boutons d’altérations au milieu. Vous ne le regretterez pas même si c’est un peu onéreux. Les boutons au milieu sont des sortes d’altérations manquantes (do# mib sol# sib). Parfois, ces options se retrouvent toutes en haut du clavier, mais elles sont difficiles à atteindre lorsque la mélodie est plus rapide.

 

L’accordéon à trois rangées

L’instrument à vent qui comporte trois rangées est un dispositif plus complexe par rapport aux modèles à deux rangées. C’est un accordéon très rare, que peu de musiciens utilisent. D’ailleurs, jouer avec un accordéon diatonique à trois rangées peut être assez compliqué même pour les professionnels.

Si vous tenez à en jouer, choisissez la gamme chromatique qui comporte douze notes comme celle du piano. Il y a huit sur les deux premiers rangs et le reste : do#, mib, sol#, sib se trouve sur le troisième en poussé-tiré.

En poussé, seules neuf notes sont jouables tandis qu’en tiré c’est plus explicite. Sur la première rangée, d’un deux rangs, ces notes sont : “La-Do-Mi-Fa#” et sur la seconde rangée, celles-ci sont : “Si-Ré-Fa”. Le modèle Milleret-Pignol avec un choix des Sol# en poussé est conseillé pour cette catégorie d’accordéon.

 

Le clavier main gauche

Il dispose généralement de deux rangées de quatre boutons. Dans les cas extrêmes, il peut y en avoir deux ou trois de six. C’est la main gauche qui joue la mélodie. Les doigts appuient sur les huit boutons afin de jouer successivement les six basses et six accords.

Comme le clavier droit, ce dernier peut avoir des notes communes à savoir les basses et les accords de Fa et de Sol. Ces notes sont jouables avec des boutons différents. Le clavier main gauche sert uniquement à donner de l’harmonie à la mélodie jouée à la main droite. Il donne aussi du rythme.

 

 

Le clavier main droite

Cette partie comprend deux rangées de boutons pour les amateurs. Mais parfois, elle présente trois rangées pour les musiciens professionnels qui veulent avoir des ½ tons. Bien évidemment, c’est la main droite qui va jouer la mélodie sur ce clavier.

La première rangée produit des notes un peu plus graves par rapport à la deuxième. Presque toutes les musiques traditionnelles peuvent se jouer rien qu’en utilisant les boutons de la seule rangée. Une partie des notes est tout à fait faisable en poussant et en tirant l’autre partie.

C’est ce qui donne le jeu “poussé-tiré” d’un accordéon. Toutefois, cette technique demande la maîtrise totale du soufflet. Le dispositif produit alors une mélodie très rythmée qui caractérise les danses bretonnes ou scottishs.

La deuxième rangée comporte plusieurs notes communes. Vous obtiendrez une mélodie avec de grandes vélocités qui emprunte des notes aux deux rangées. Cela permet de réduire le nombre de coups de soufflets. Dans ce cas, le musicien utilise la technique du jeu croisé et plus coulé que la précédente. C’est le cas des musiques de la valse, par exemple. L’avantage du jeu croisé est que le musicien peut ajouter de petites notes courtes et rapides entre les notes principales.