Dernière mise à jour: 13.07.20

 

Instrument à percussion, le tambourin est composé d’un cadre et de cymbalettes. Il en existe de nombreuses variétés adaptées à différents types de musique. Nous allons présenter les modèles que l’on peut rencontrer avec leurs spécificités respectives. Nous parlerons de leur aspect et des genres musicaux qu’ils accompagnent.

 

Définition du tambourin

Étymologiquement, un tambourin peut se définir comme un petit tambour. À l’instar de ce dernier, il s’agit d’un instrument à percussion disposant d’un cadre, la plupart du temps circulaire. Étant donné qu’il se joue en frappant dessus, il doit disposer d’une surface de contact. Celle-ci est constituée d’une peau ou du cadre lui-même.

En plus de cela, un grand nombre de tambourins possèdent des cymbalettes. Ainsi, cet instrument délivre 2 catégories de sons : l’un profond typique des tambours et l’autre plus clair de type métallique. Plusieurs sortes de tambourins existent à travers le monde. Certains n’ont que la peau sans les cymbalettes. Ils sont alors définis comme appartenant à la famille des tambours sur cadre. Plus globalement, ils sont classés parmi les membranophones.

 

Le cadre

Faisant office de squelette, le cadre soutient toute la structure de l’instrument. La forme de celui-ci a évolué à travers le temps et les cultures. Au départ, il est rond. Cette configuration est maintenue dans la plupart des variantes de tambourins. D’autres variétés sont en demi-cercle et d’autres encore ont une forme de bâton. L’aspect du cadre influe sur plusieurs facteurs. Ainsi, il détermine la présence ou l’absence de peau, la manière de le tenir et enfin la sonorité de l’instrument. Une membrane ne peut pas être fixée sur un bâton. Par contre, celui-ci est plus facile à prendre en main qu’un cerceau. Ensuite, un cylindre haut aura un son plus profond qu’un demi-cylindre court.

Le matériau dans lequel le cadre est fait a son importance pour l’instrument. D’une manière générale, celui-ci est fabriqué en bois. L’essence dépend des régions et de la taille du tambourin. D’autres cadres, les plus modernes notamment, sont conçus en métal. Le son est moins chaud mais l’instrument est plus solide.

Le rôle des cymbalettes

Les tambourins possédant des cymbalettes ont un son généralement plus riche que les autres. 3 caractéristiques définissent la sonorité de l’instrument. Il s’agit du nombre, de la forme et du matériau dans lequel les cymbalettes sont fabriquées. Elles vont toujours par paires. Concernant leur quantité sur 1 instrument, elle varie d’une paire à plusieurs dizaines de pièces.

Ces cymbalettes peuvent être placées sur une ou 2 rangées. Plus le nombre de cymbalettes est élevé, plus le son brillant dominera. Le volume de l’instrument est par conséquent plus important. La forme des disques influe sur le son du tambourin. Il existe une très grande variété de configurations. Le centre est plus ou moins convexe, la bordure est plus ou moins tranchante et il peut y avoir des cannelures ou non. En général, plus les cymbalettes sont plates, plus le son sera aigu. La note dure aussi plus longtemps.

Le métal utilisé pour la fabrication de ces éléments varie selon les instruments. Ils peuvent être constitués de laiton, d’aluminium, d’acier chromé ou inoxydable. Le premier matériau produit un son bref et sec tandis que le dernier a un sustain plus étendu. Le son est également plus aigu et clair avec l’acier inoxydable.

 

Les tambourins sans peau

Comme leur nom l’indique, ces types de tambourins sont dépourvus de membrane. Ils sont uniquement constitués d’un cadre et d’une ou 2 rangées de cymbalettes. Le cadre peut être circulaire, semi-circulaire ou droit. Dans ce cas, il s’agit d’un bâton à cymbalettes. En général, cet instrument est muni d’un manche facilitant la manipulation.

Nommés en anglais « headless tambourine » (tambourin sans tête) ou « beatring », ces tambourins ne font ainsi plus partie des membranophones mais plutôt des idiophones. On y joue en les agitant mais il est également possible d’y jouer en utilisant des baguettes. Ainsi, le percussionniste peut jouer d’un autre instrument en même temps.

Certains modèles sont en effet fixables sur un support (un pied) libérant ainsi la main du percussionniste ou batteur. Parmi eux, il existe des types de tambourins qui se placent au-dessus d’un charleston. Pour le cas particulier du bâton à cymbalettes, il s’utilise souvent avec d’autres percussions. Ainsi, il peut servir à frapper les autres instruments.

 

Les différentes utilisations

En tant qu’instrument à percussion, le tambourin joue un grand rôle dans le rythme d’une musique. Ainsi, le choix d’un type ou d’un autre dépend du style de jeu. Les tambourins à peau sont plus fréquemment utilisés dans les musiques traditionnelles, ethniques et folkloriques. Ils se rencontrent donc habituellement dans la musique orientale, latino ou encore africaine.

Les versions sans peau sont plutôt employées pour accompagner des morceaux chantés. Elles sont idéales pour les batteurs également. Différentes qualités d’instruments peuvent se retrouver sur le marché. Ainsi, il est possible de trouver un tambourin pas cher pour une utilisation personnalisée dans les différents magasins d’instruments de musique à travers le monde.

Quelques tambourins du monde

Au brésil, le pandeiro est un tambourin incontournable. D’un diamètre de 25 à 30 cm, il est, dans la majorité des cas, constitué d’une seule rangée de cymbalettes. La membrane était traditionnellement faite en cuir et le cadre en bois. Les modèles récents ont une peau synthétique et un cadre en plastique. Cet instrument accompagne quasiment tous les genres musicaux de la samba à la capoeira en passant par la bossa nova.

Le tar arabo-andalou accompagne les musiques folkloriques ou rituelles de l’Espagne, du Moyen-Orient et du Maghreb. Son diamètre varie de 12 à 70 cm et il contient 5 cymbalettes. Il est sûrement l’ancêtre du pandeiro brésilien.

En Inde se trouve également la kanjira. Il s’agit d’un petit tambour avec un cadre en bois épais. La membrane était souvent faite en peau de reptile. Au fil du temps, elle a été remplacée par de la peau de chèvre. On retrouve sur toutes les kanjiras une unique cymbalette. Elles sont utilisées dans la musique traditionnelle du Sud de l’Inde.

 

 

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