Dernière mise à jour: 22.11.19

 

Contrairement à ce que pense la majorité des personnes, les flûtes de pan ne sont pas si faciles à souffler. Il existe en effet des astuces particulières pour y arriver. Et de plus, cela demande une persévérance et beaucoup de patience. Retrouvez dans ce dossier tous les conseils pour apprendre à souffler dans une flûte de pan.

 

La flûte de pan est un instrument ancestral qui a été utilisé par les premières civilisations d’homme. Aujourd’hui encore, elle est très populaire. C’est un instrument généralement fabriqué dans du bambou ou des cannes de roseaux. Elle est formée par plusieurs tubes de différentes longueurs, collés ensemble. De nos jours, on retrouve des flûtes de pan en métal et en plastique.

 

Quelle position adopter ?

Pour apprendre à souffler dans une flûte de pan, vous devez adopter une posture particulière. Pour commencer, vous devez maintenir la flûte avec les deux mains de façon à ce que l’une soit courbée sur le côté de l’instrument et l’autre sur le fond. La ligne de la flûte doit impérativement être parallèle à votre tête. Gardez le dos parfaitement droit et le menton relevé pour une meilleure posture. Soyez tout de même détendu. Vous pouvez choisir une position assise ou debout.

 

Comment apprendre à souffler ?

Pour commencer à souffler, commencez par chuchoter le mot « qui ». Ensuite, prenez la flûte et déplacez vos lèvres comme si vous dites « qui ». Soulevez la flûte pour aligner le premier roseau sur vos lèvres. Évitez toutefois de mettre vos lèvres sur l’anche. Laissez-les planer près du sommet. En gardant cette position, vous expirez lentement dans le roseau. Ajoutez ensuite plus de force jusqu’à ce que la flûte émette un son. En soufflant dans le roseau, vous émettrez un son plus fort. Une fois que vous avez compris la manœuvre, vous pouvez déplacer vos lèvres sur d’autres roseaux et y souffler en gardant la même méthode.

 

 

L’importance de la gestion du souffle

La gestion du souffle est fondamentale, car la flûte de pan est un instrument qui consomme beaucoup d’air. Une mauvaise gestion de votre souffle peut causer un risque d’étouffement lorsque les poumons sont vides alors qu’il y a encore des notes à jouer. C’est un problème classique et récurrent avec la majorité des instruments à vent lorsque l’utilisateur ne fait pas assez attention. La mauvaise gestion du souffle peut également causer un « shoot » au CO2.

C’est ce qui se passe lorsqu’on veut éviter l’étouffement et qu’on respire trop rapidement et pas assez profondément. Seule une petite quantité d’air arrive dans les poumons et elle est instantanément dégagée avant que notre corps y puise de l’oxygène. Il reste ainsi une masse d’air dans les poumons, mais qui est très pauvre en oxygène et riche en CO2. Ce phénomène est fréquent chez les novices. Il en résulte une sensation proche de l’ébriété avec la tête qui tourne, la perte de l’équilibre et des picotements dans les extrémités. En cas de persistance, des troubles visuels peuvent apparaître et un écran noir peut se former devant les yeux.

 

Comment alors gérer son souffle ?

La principale directive est de consommer moins d’air. En effet, les joueurs de flûte débutants consomment un peu trop d’air à l’inspiration. Cela vient du fait de la bouche est encore trop relâchée. L’ouverture de la bouche est ainsi trop large ce qui entraîne une expiration trop forte et trop longtemps. Cela se ressent nettement par le son qui est produit. Ce dernier ne contient pas assez de note et s’apparente plutôt au bruit du vent. Ceci indique que la quantité d’air qui sort est trop excessive. Pour éviter cela, il faut resserrer les lèvres, les tirer encore vers l’arrière.

Cela permet de fermer la bouche de manière à ne pas prendre trop d’air. Dans le cas contraire, le son tarde à venir, ce qui pousse l’utilisateur de la flûte à soufflet encore plus fort. Cet excès de souffle entraîne alors un chevauchement de la note qui suit. Tout le souffle ne sert à rien et en plus, le joueur n’a pas le temps de respirer. Pour bien souffler, il faut alors donner un coup net à chaque note et ajouter un petit coup de langue. Pour visualiser la manœuvre, il faut penser à prononcer la lettre « T ».

 Avec cette astuce, vous démarrez plus vite le son et obtiendrez des notes plus résonnantes. Vous respirerez également mieux. Ensuite, il est inutile de chercher la perfection. Lorsqu’on est débutant, la maîtrise vient petit à petit, la patience et le temps nous aideront à progresser. Concrètement, ce qu’il faut faire c’est se contenter de souffler le son blanc tout en jouant doucement.

Pour bien gérer son souffle, il faut également ménager des moments de respiration. Durant un exercice, il y a toujours des moments prédisposés pour respirer. Il faut savoir les repérer et gérer son souffle en conséquence. Lorsque ces moments arrivent, il faut respirer à fond et en prenant le plus de temps possible.

 

 

Un exercice pratique pour mieux gérer le souffle

Pour mieux apprendre à gérer votre souffle pour jouer à une bonne flûte de pan, voici un exercice pratique. Vous devez commencer par prendre une grande inspiration. Ensuite, empêchez l’air de sortir en pinçant les lèvres. Poussez ensuite l’air avec votre diaphragme puis laissez échapper un peu d’air tout doucement. Une fois que vous savez comment contracter votre diaphragme et que vous maîtrisez le pincement de vos lèvres, vous pourrez alors mieux gérer l’air qui sort de votre bouche.

C’est cette maîtrise qui va produire une note aigüe par la flûte de pan. Pour faire échapper plus d’air, vous devez recommencer l’exercice en pinçant de moins en moins les lèvres jusqu’à obtention de la note désirée. C’est un exercice qui vous permet ainsi de contrôler votre souffle et votre respiration. Pour un résultat optimal, faites cet exercice au moins trois fois par jour. Au fil des semaines, vous constaterez assez vite les améliorations. Vous pouvez ainsi jouer à votre flûte de pan avec plus d’aisance et de confiance.