Dernière mise à jour: 15.11.19

 

Les divers modules électroniques qui composent un synthétiseur vous permettent de traiter et de générer différents sons. Seulement, cela n’est possible que si votre synthétiseur a fait l’objet d’un bon réglage. Ce dernier est crucial pour obtenir les effets escomptés. Afin de vous aider à exploiter votre instrument, nous allons aborder le sujet dans le présent article.

 

Comment les sons sont-ils générés ?

Connaître la manière dont un synthétiseur génère des sons vous permet d’avoir une idée plus claire et précise des réglages effectués pour qu’il produise la sonorité que vous souhaitez. Ainsi, la génération d’un son nécessite qu’une masse d’air soit déplacée. Cela se fait via le déplacement d’un élément ou d’un objet.

Prenons un exemple. Quand vous frappez sur une table, vous déplacez de manière imperceptible sa surface. Ce mouvement crée alors un son audible. La consonance du son produit diffère selon la dimension de votre table ou son matériau de fabrication. Le son bouge en fonction du déplacement de la table. Seulement cela n’est pas visible. Ainsi, chaque note produite est fonction de la forme du déplacement de l’objet. Ce schéma est applicable sur la génération du son d’un nouveau synthétiseur.

 

 

Quid du composant d’un synthétiseur ?

Le synthé est constitué d’un premier module appelé oscillateur. Celui-ci se charge de reproduire la forme du déplacement de l’instrument. Par exemple, si un dispositif classique tel qu’une corde de guitare émet un signal triangulaire et non symétrique, l’oscillateur prend en main la reproduction de celui-ci de façon analogique. Les sons produits seront donc semblables à ceux de l’instrument de base.

Il y a cependant une différence parfois notable entre le son d’un instrument réel et celui de synthèse analogique. Cette situation est justifiée par la difficulté de réaliser une reproduction exacte de la forme du signal. S’agissant de notre exemple, une guitare ne dispose pas véritablement d’un signal triangulaire non symétrique compliquant la génération du son. Résultat, l’oscillateur fournit un signal qui ne cadre pas totalement avec celui émis par la guitare.

 

Quelles sont les différentes formes de signaux possibles ?

En ce qui concerne la synthèse analogique, vous pouvez rencontrer plusieurs types de signaux. Vous avez le carré et les dents de scie. La sonorité de ces dernières est semblable à celle d’une corde pincée souvent produite par une harpe, un violon ou une guitare. Ensuite, l’impulsion symétrique vous permet de reproduire un son proche de celui d’un piano. La forme sinusoïdale vous donne la possibilité de réaliser un son pur avec votre synthé. Pour la reproduction des sons des instruments à vent, l’oscillateur se basera sur le signal triangulaire symétrique.

À noter que les formes de chaque signal sont proches de celles des sons naturels. La différence réside dans le fait qu’elles sont générées par des composants électroniques. Ces dernières se chargent alors de les reproduire en forme d’ondes. Celles-ci seront ensuite reprises par un haut-parleur à l’aide d’un amplificateur de son.

Ainsi, la qualité du travail d’un musicien de synthétiseur est fonction de l’oscillateur de base qu’il choisit. Le filtrage et le mixage viendront ensuite ajouter des effets aux sons produits.

 

Apprendre à décomposer un son naturel

Un musicien qui souhaite composer un son avec un synthétiseur, quelle que soit sa forme, doit être capable en premier lieu de décomposer un son naturel. Savoir détecter les différents composants de ce dernier vous permet de connaître tous les éléments dont vous aurez besoin pour reproduire efficacement la sonorité en question.

Le point commun entre les différentes formes de sons est simple. Ils sont tous composés d’un début, d’un milieu et d’une fin. En d’autres termes, ils sont constitués d’une « Attaque » représentant les millièmes de seconde du début d’une sonorité. Elle permet de caractériser les sons. Ensuite, vous avez le « Sustain ». Elle traduit le moment où le son est maintenu à un volume quasi constant. La sonorité reste la même aussi longtemps que la touche du clavier n’est pas relâchée. Quand le son prend fin progressivement avant de disparaître, ce moment est appelé « Release » ou relâchement. Ce dernier permet au son de se dissiper naturellement.

 

 

Comment réaliser une enveloppe ADSR ?

Elle englobe les différents réglages effectués sur un synthétiseur pour produire un son. L’enveloppe ADSR est constituée des réglages d’Attack, Sustain, Decay et de Release. À titre d’illustration, nous allons nous baser sur la reproduction du son d’une basse électrique sur un synthé.

 

  1.     Le choix de la forme d’onde de l’oscillateur

En principe, la corde de la basse crée une onde de type sinus ou triangle lorsque vous la tirez puis la relâchez avec votre doigt. Dans ce cas, vous pouvez par exemple opter pour un triangle et produire un effet en harmonique, c’est-à-dire une basse grave et sourde. Vous pouvez en obtenir une qui est plus puissante en optant pour une synthèse soustractive. Pour cela, vous utilisez une forme d’onde plus riche et veillant à diminuer les harmoniques aigus en vous servant du filtre.

 

  1.     Déterminer les caractéristiques de l’enveloppe d’un son

Ici, vous mettez en application la décomposition du son que nous avons évoquée dans le paragraphe précédent. S’agissant d’un son de basse, l’attaque franche s’exécute via un médiator ou un doigt. Le Sustain couvre le moment où la corde et le bois vibrent maintenant le son constant pendant une certaine durée. Enfin, le son s’estompe dès l’instant que la main du musicien relâche la corde, le release.

 

  1.     Utilisation de l’enveloppe ADSR

L’enveloppe est à appliquer au filtre. Il est appelé EG ou Enveloppe Generator. Préalablement à l’usage de ce dernier, choisissez la forme d’onde de l’oscillateur. Mettez à 1/3 la résonance du filtre Low-Pass et le cutoff. Mettez à fond le paramètre « Envelope Amount ». Les fréquences graves passeront à travers le filtre. Ensuite, en mettant le Sustain à zéro, la sonorité attendue apparaît brusquement lorsque vous jouez une note. Pour éviter cela, pensez à ne pas le mettre complètement à zéro. Quant au Release, vous devez l’adapter à la ligne de basse jouée.